[CRITIQUE] Snowden (2016) – Oliver Stone [B-] (Patrice Steibel)

snowden

Synopsis:

Patriote idéaliste et enthousiaste, le jeune Edward Snowden semble réaliser son rêve quand il rejoint les équipes de la CIA puis de la NSA. Il découvre alors au cœur des Services de Renseignements américains l’ampleur insoupçonnée de la cyber-surveillance. Violant la Constitution, soutenue par de grandes entreprises, la NSA collecte des montagnes de données et piste toutes les formes de télécommunications à un niveau planétaire.
Choqué par cette intrusion systématique dans nos vies privées, Snowden décide de rassembler des preuves et de tout divulguer. Devenu lanceur d’alerte, il sacrifiera sa liberté et sa vie privée.
En juin 2013, deux journalistes prennent le risque de le rencontrer dans une chambre d’hôtel à Hong Kong. Une course contre la montre s’engage pour analyser les preuves irréfutables présentées par Snowden avant leur publication.
Les révélations qui vont être faites dans cette pièce seront au cœur du plus grand scandale d’espionnage de l’histoire des États-Unis.

Certes le film est compétent , Stone n’a pas perdu ce talent de chef d’orchestre qui fait  graviter autour de sa vedette Joseph Gordon Levitt une galaxie d’acteurs confirmés ou en devenir : Rhys Ifans (Coup de foudre à Notting Hill) en mentor  inquiétant de la CIA , qui évoque le Donald Sutherland de JFK,  Timothy Olyphant (Deadwood, Justified) , Logan Marshall-Green (Prometheus) , Zachary Quinto (Star Trek) ,Scott « le clone » Eastwood et Nicolas Cage en spécialiste idéaliste du chiffrement,  le récit de Snowden se suit sans ennui mais sans passion…

Le vieux lion n’a plus assez de colère en lui ou de substances dans le sang pour nourrir la rage et la folie qui en firent l’agitateur du cinéma US des années 90. On sent Oliver Stone orphelin d’ un Robert Richardson (parti éclairé les films de Tarantino) ou d’un Pietro Scalia au montage pour dynamiser ce récit trop prisonnier des faits et du côté peu spectaculaire de la cybersurveillance et du data-mining même a grande échelle. En dépit  de quelques éclats plus psychédéliques, la photographie du pourtant expérimental Anthony Dodd Mantle (Slumdog millionnaire, Rush)  reste assez plate. Même dans ses moments les plus tendus le film n’a ni le rythme du thriller ni le coté poignant du drame que Stone , comme résigné illustre sans le transcender. Joseph Gordon-Levitt est bon mais peut-être trop respectueux de son modèle impliqué dans le film pour lui conférer l’envergure qu’un Costner ou un Cruise ont pu donner à leurs personnages sous la direction de Stone.

Conclusion : Porté par son sujet le Snowden d’Oliver Stone est un bon film mais manque de la force des grands films politiques brûlots de son auteur . Le vieux lion, assagi ne transcende jamais son sujet.

Teaser:

 

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