Back to 2015 [Director’s Cut] – 50 films qu’il ne fallait pas manquer

Au delà de l’exercice imposé du Top 10 annuel, l’objectif de ce blog étant de transmettre ma passion, de vous faire partager mes coups de coeur et peut être de vous faire découvrir quelques films, je ne pouvais résumer cette année à 10 films.

Après un rappel de mon top 10, je vous propose donc une liste des 40 autres films essentiels qui auront marqué mon année.

MON TOP 10

1- The Duke of Burgundy (Peter Strickland)

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3ème film de Peter Strickland (Katalin Varga, Berberian Sound Studio) qui ne cesse de m’impressionner, par le soin presque maniaque avec lequel il « confectionne  » chacun de ses films. Sur le plan purement formel, c’est ma grosse claque ciné de l’année. Les plus beaux cadres, la plus belle photographie au service d’une histoire qui à priori fait penser à une variation de « The Servant », le chef d’oeuvre de Joseph Losey, fortement influencée par De Palma. Heureusement, le scénario est beaucoup plus fin que cela et c’est la raison pour laquelle, j’ai eu peu de doutes au moment de désigner le film de cette année.

2- The Look of Silence (Joshua Oppenheimer)

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Tourné à la suite de « The Act of Killing » qui adoptait jusqu’au malaise le point de vue des responsables et des bourreaux du génocide indonésien de 1965, « The Look of Silence » suit la quête de sens et de vérité d’Adi dont le frère est une des 500 000 victimes (estimation basse) de cette folie sanguinaire.

Eloquent, indispensable, tétanisant, inoubliable que dire d’autre devant un tel documentaire. Le temps n’efface pas de telles horreurs surtout quand les bourreaux hilares, vivent au milieu des familles de leurs victimes, en jouissant d’une impunité totale.

3- Le fils de Saul (Laszlo Nemes)

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Après le suffoquant « The look of silence », dans la série « dégoûte moi de l’humanité », voici donc le premier film de Laszlo Nemes, grand prix au dernier festival de Cannes.

Nemes frappe très fort et fait sortir la Shoah des livres d’histoire, pour nous faire ressentir physiquement (le travail sur le son est phénoménal), comme aucun film avant lui, l’horreur de cette industrialisation de la mort.

Il s’agit  d’une plongée viscérale au cœur de l’horreur , à travers le regard d’un sonderkommando qui ne la voit plus et  qui parcourt les couloirs de ce camp de la mort, comme l’ouvrier parcourt ceux de l’usine.

L’horreur est visuellement  « hors-champ » mais le travail sur le son est tel qu’il est impossible d’y échapper.

4- It Follows (David Robert Mitchell

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De tous les films de ce top, c’est celui que j’attendais le plus et c’est celui dont les images me restent le plus en tête.

David Robert Mitchell réalise une variation slasher de son précédent film « The Myth of The American Sleepover ». La musique de Disasterpeace, un scénario redoutablement malin et efficace, un sens du cadre imparable, un casting parfait, It Follows dépasse l’hommage brillant et assumé au cinéma de Carpenter et de Craven pour créer avec brio sa propre mythologie.

5- Mad Max Fury Road (George Miller)

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Plus qu’une réussite, un triomphe.

George Miller est aux commandes de ce bolide qui roule à tombeau ouvert et crée le personnage féminin le plus badass et attachant depuis une certaine Ellen Ripley.

Un spectacle total, d’une générosité folle et d’une intégrité qui force l’admiration.

6- The Reconstruction of William Zero (Dan Bush)

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La très grosse côte de ce classement et probablement méconnu de beaucoup d’entre vous. Depuis quelques années, je suis avec beaucoup d’intérêt une nouvelle génération de réalisateurs de SF, se distinguant par l’originalité et l’ambition de leurs films dont ils sont aussi souvent monteurs , scénaristes , producteurs et parfois même compositeurs.
Shane Carruth (Primer, Upstream Color) est le plus connu de ce « sf pack » qui se compose également de William Eubank (Love , The Signal) , Jamine Winans (Ink et l’excellent Frame qui a largement sa place dans mon top 20) et James Ward Byrkit (Coherence).

Dan Bush est le petit nouveau de la bande, à la fois scenariste, monteur et producteur de cette petite perle SF dans l’esprit des meilleurs épisodes de la série culte « au delà du réel ».

7- Star Wars: The Force Awakens (JJ Abrams)

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N’étant ni un fan transit de JJ Abrams, ni de la saga, mes attentes étaient raisonnables mais mon enthousiasme fut total en sortant de la salle. Le casting est une éclatante réussite et le retour à une mise en scène plus « old school » revitalise la saga qui avait, je trouve, perdue un peu de son âme dans la prélogie.

8- Love And Peace (Sono Sion)

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Sono Sion aura encore réussi à me surprendre pour ce qui est son film le plus personnel et le plus abouti en terme de mise en scène.

Entre le conte à la Tim Burton, la comédie musicale à la Phantom of the Paradise et le kajiu eiga, Sion ose tout, arrive à émouvoir, émerveiller et faire rire. Le film le plus barré de l’année.

9- Sea Fog (Sung-Bo Shim)

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Scénariste de l’excellent memories of murder de Bong Joon Ho, Sung-Bo Shim fait très fort pour son premier film.

Film social basculant dans le survival et le thriller ultra violent, Sea Fog réussit tout ce qu’il entreprend, a autant de tripes que de style et a le meilleur bad guy de l’année (Yun-Seok Kim)

 

10- Bridge of Spies (Steven Spielberg)

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Un grand film au sens le plus noble du terme, divertissant, humaniste, qui ne tombe jamais dans le piège du manichéisme.

Ma critique

SUITE DU CLASSEMENT:

11- Tangerine (Sean Baker)

12- 99 Homes (Ramin Bahrani)

13- Love And Mercy (Bill Pohlad)

14- Mission Impossible: Rogue Nation (Christopher McQuarrie)

15- Blackhat (Michael Mann)

16- Hungry Hearts (Saverio Costanzo)

17- Realite (Quentin Dupieux)

18- Mustang (Denis Gamze Ergüven)

19- Foxcatcher (Bennett Miller)

20- The Frame (Jamine Winans)

21- Sicario (Denis Villeneuve)

22- Ex Machina (Alex Garland)

23- Birdman (Alejandro Gonzales Inarritu)

24- Suburra (Stefano Sollima)

25- Inherent Vice (Paul Thomas Anderson)

26- The Voices (Marjane Satrapi)

27- Meadowland (Reed Morano)

28- Mississipi Grind (Anna Boden et Ryan Fleck)

29- Me and Earl and the dying girl (Alfonso Gomez-Rejon)

30- Queen of Earth (Alex Ross Perry)

31- American Sniper (Clint Eastwood)

32- Cobain: Montage of Heck (Brett Morgen)

33- The Visit (M. Night Shyamalan )

34- Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence (Roy Andersson)

35- A Girl Walks Home Alone at Night (Ana Lily Amirpour)

36- Seul sur Mars (Ridley Scott)

37- The Visit (Michael Madsen)

38- La Isla mínima (Alberto Rodríguez)

39- Beasts of no Nation (Cary Joji Fukunaga)

40- Faults (Riley Stearns)

41- The Nightmare (Rodney Ascher)

42- The Wolfpack (Crystal Moselle)

43- I Smile Back (Adam Salky)

44- Comet (Sam Esmail)

45- Spectre (Sam Mendes)

46- Jurassic World (Colin Trevorrow)

47- Kumiko, The Treasure Hunter (David Zellner)

48- Lost River (Ryan Gosling)

49- Crimson Peak (Guillermo del Toro )

50- Slow West (John MacLean)

 

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