Back to 2015 [Et à la fin, il n’en restera que 10]

S’il fallait n’en retenir que 10 dans une année cinéma aussi exceptionnelle où on aura pu voir le retour triomphal de George Miller (Mad Max Fury Road) , la renaissance d’une saga que l’on pensait artistiquement en état de mort cérébrale (Star Wars: The Force Awakens), le meilleur épisode d’une franchise qui arrive toujours à se renouveler (Mission Impossible – Rogue Nation), l’émergence de nouveaux talents (Laszlo Nemes, David Robert Mitchell, Dan Bush, Sung-Bo Shim , Alex Garland, Ben et Joshua Safdie, Ana Lily Amirpour, Sam Esmail et j’en passe…), et des confirmations (Benett Miller, Denis Villeneuve, Joshua Oppenheimer , Peter Strickland …)

S’il  fallait n’en retenir que 10 dans une année extrêmement dense, ou seul peut être le cinéma asiatique aura été un peu à la traîne, par rapport aux années précédentes

S’il  fallait n’en retenir que 10 !!!! ce serait donc une torture et ça ne donnerait qu’une liste très incomplète de ces films qui ont illuminé l’année.

MAIS

C’est l’exercice imposé auquel il convient de se prêter, ne serait-ce que pour plus de clarté au moment où tous les sites/ blogs ciné font de même.

MAIS

Je publierai également dans quelques jours une « extended version » pour ne pas laisser de côté des films que j’ai énormément aimé, que j’aurai toujours du plaisir à revoir et que j’espère peut être, vous faire découvrir.

 

MON TOP 10

1- The Duke of Burgundy (Peter Strickland)

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3ème film de Peter Strickland (Katalin Varga, Berberian Sound Studio) qui ne cesse de m’impressionner, par le soin presque maniaque avec lequel il « confectionne  » chacun de ses films. Sur le plan purement formel, c’est ma grosse claque ciné de l’année. Les plus beaux cadres, la plus belle photographie au service d’une histoire qui à priori fait penser à une variation de « The Servant », le chef d’oeuvre de Joseph Losey, fortement influencée par De Palma. Heureusement, le scénario est beaucoup plus fin que cela et c’est la raison pour laquelle, j’ai eu peu de doutes au moment de désigner le film de cette année.

2- The Look of Silence (Joshua Oppenheimer)

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Tourné à la suite de « The Act of Killing » qui adoptait jusqu’au malaise le point de vue des responsables et des bourreaux du génocide indonésien de 1965, « The Look of Silence » suit la quête de sens et de vérité d’Adi dont le frère est une des 500 000 victimes (estimation basse) de cette folie sanguinaire.

Eloquent, indispensable, tétanisant, inoubliable que dire d’autre devant un tel documentaire. Le temps n’efface pas de telles horreurs surtout quand les bourreaux hilares, vivent au milieu des familles de leurs victimes, en jouissant d’une impunité totale.

3- Le fils de Saul (Laszlo Nemes)

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Après le suffoquant « The look of silence », dans la série « dégoûte moi de l’humanité », voici donc le premier film de Laszlo Nemes, grand prix au dernier festival de Cannes.

Nemes frappe très fort et fait sortir la Shoah des livres d’histoire, pour nous faire ressentir physiquement (le travail sur le son est phénoménal), comme aucun film avant lui, l’horreur de cette industrialisation de la mort.

Il s’agit  d’une plongée viscérale au cœur de l’horreur , à travers le regard d’un sonderkommando qui ne la voit plus et  qui parcourt les couloirs de ce camp de la mort, comme l’ouvrier parcourt ceux de l’usine.

L’horreur est visuellement  « hors-champ » mais le travail sur le son est tel qu’il est impossible d’y échapper.

4- It Follows (David Robert Mitchell

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De tous les films de ce top, c’est celui que j’attendais le plus et c’est celui dont les images me restent le plus en tête.

David Robert Mitchell réalise une variation slasher de son précédent film « The Myth of The American Sleepover ». La musique de Disasterpeace, un scénario redoutablement malin et efficace, un sens du cadre imparable, un casting parfait, It Follows dépasse l’hommage brillant et assumé au cinéma de Carpenter et de Craven pour créer avec brio sa propre mythologie.

5- Mad Max Fury Road (George Miller)

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Plus qu’une réussite, un triomphe.

George Miller est aux commandes de ce bolide qui roule à tombeau ouvert et crée le personnage féminin le plus badass et attachant depuis une certaine Ellen Ripley.

Un spectacle total, d’une générosité folle et d’une intégrité qui force l’admiration.

6- The Reconstruction of William Zero (Dan Bush)

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La très grosse côte de ce classement et probablement méconnu de beaucoup d’entre vous. Depuis quelques années, je suis avec beaucoup d’intérêt une nouvelle génération de réalisateurs de SF, se distinguant par l’originalité et l’ambition de leurs films dont ils sont aussi souvent monteurs , scénaristes , producteurs et parfois même compositeurs.
Shane Carruth (Primer, Upstream Color) est le plus connu de ce « sf pack » qui se compose également de William Eubank (Love , The Signal) , Jamine Winans (Ink et l’excellent Frame qui a largement sa place dans mon top 20) et James Ward Byrkit (Coherence).

Dan Bush est le petit nouveau de la bande, à la fois scenariste, monteur et producteur de cette petite perle SF dans l’esprit des meilleurs épisodes de la série culte « au delà du réel ».

7- Star Wars: The Force Awakens (JJ Abrams)

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N’étant ni un fan transit de JJ Abrams, ni de la saga, mes attentes étaient raisonnables mais mon enthousiasme fut total en sortant de la salle. Le casting est une éclatante réussite et le retour à une mise en scène plus « old school » revitalise la saga qui avait, je trouve, perdue un peu de son âme dans la prélogie.

8- Love And Peace (Sono Sion)

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Sono Sion aura encore réussi à me surprendre pour ce qui est son film le plus personnel et le plus abouti en terme de mise en scène.

Entre le conte à la Tim Burton, la comédie musicale à la Phantom of the Paradise et le kajiu eiga, Sion ose tout, arrive à émouvoir, émerveiller et faire rire. Le film le plus barré de l’année.

9- Sea Fog (Sung-Bo Shim)

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Scénariste de l’excellent memories of murder de Bong Joon Ho, Sung-Bo Shim fait très fort pour son premier film.

Film social basculant dans le survival et le thriller ultra violent, Sea Fog réussit tout ce qu’il entreprend, a autant de tripes que de style et a le meilleur bad guy de l’année (Yun-Seok Kim)

 

10- Bridge of Spies (Steven Spielberg)

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Un grand film au sens le plus noble du terme, divertissant, humaniste, qui ne tombe jamais dans le piège du manichéisme.

Ma critique

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